objectifs bien remplis


Pour les ingénieurs Nikon, la conception d’objectifs hybrides est le défi ultime.

La feuille de route de Nikon en matière d’optiques est la suivante : « Concevoir des objectifs qui allient une qualité d’image supérieure à une taille compacte et un poids léger ; faciles à manipuler ; fiables et dotés de fonctionnalités utiles, à la fois pour la photographie et la vidéo. »

Le processus global de production d’objectifs, qui peut prendre des années, commence par un planning suivi d’un concept, d’un prototype de production en série, puis d’une production en série.

Certains utilisateurs souhaitent une optique plus nette et plus lumineuse, d’autres une version plus compacte. C’est pourquoi, dans la phase de conception, nous envisageons divers aspects de la configuration optique, mécanique et électrique, sans oublier le logiciel et les critères de qualité. Spécifications et conception sont finalisées afin de parvenir au meilleur compromis entre ces aspects.

Les objectifs NIKKOR Z nous permettent de faire des choses impossibles avec les objectifs NIKKOR F. Nous ne nous contentons pas de puiser dans le patrimoine et les compétences que Nikon a acquis depuis plus de 100 ans avec ces objectifs. Parce qu’« Innovation et tradition » sont au cœur de notre démarche, nous avons réfléchi à des solutions optimales pour nos clients en reprenant, certes, des composants essentiels, mais sans craindre de bousculer les traditions si nécessaire.

Au départ, avec les objectifs NIKKOR Z, les spécifications changeaient presque chaque jour, ce qui était une véritable gageure. Nikon est arrivé tardivement sur le marché des objectifs hybrides et nous ne pouvions pas nous permettre de perdre face à nos concurrents. Nous avons donc rayé le mot « impossible » de notre dictionnaire et avons choisi d’explorer toutes les options.

Prenons l’autofocus : les reflex numériques utilisent un module d’autofocus pour détecter la position de la mise au point, mais en raison de la configuration interne de l’appareil, on ne peut pas en augmenter la taille. Il est donc impossible de concevoir un module capable de détecter la position de la mise au point sur toute la surface de l’écran.

Sur un hybride, en revanche, il n’y a plus de restrictions concernant les modules car la position de la mise au point est détectée par le capteur. En modifiant la conception de l’appareil et celle de l’objectif, nous avons obtenu une capacité de mise au point automatique sur la quasi-totalité de l’image.

Nous avions pensé à l’origine faire de notre première série Z un appareil au format DX, puis nous avons réalisé qu’il nous fallait adopter le format FX. La modification de la taille du capteur impliquait de revoir tout ce que nous avions fait jusqu’alors, mais notre but était d’atteindre la performance optique absolue. Pour nous, ingénieurs, c’était l’expérience la plus difficile et la plus exaltante.

Autre défi : privilégier la qualité d’image imposait plusieurs compromis en termes de taille et de poids. Or, nous savons que les utilisateurs veulent des produits plus petits et plus légers. D’où le recours à de nouvelles technologies pour les composants optiques, comme les lentilles asphériques et les verres spéciaux. Lors de la conception, nous avons tiré parti de la flexibilité de la monture Z, ce qui a permis de gagner en solidité, en durabilité, en qualité d’image et en portabilité.

La qualité d’image augmentant avec le nombre de pixels, nous prévoyons une demande accrue pour les objectifs grand-angle, notamment du fait que les images peuvent être visualisées sur des écrans plus larges et imprimées à de plus grands formats. S’il est possible de concevoir des objectifs grand-angle plus compacts pour le système hybride, c’est parce que la distance entre la monture et la surface du capteur est considérablement réduite. De telles optiques rendent possible une disposition symétrique et se caractérisent par une aberration moindre. Nous pouvons simplifier les structures mécaniques, réduire le nombre de composants et, au final, stabiliser la qualité.

Du point de vue technique, le plus grand défi que pose la fabrication d’objectifs hybrides consiste à réduire les bruits et à éliminer les vibrations. Sachant que les appareils photo hybrides sont plus silencieux, il n’est pas surprenant que les sons et vibrations générés par l’AF, le VR et le diaphragme de l’objectif soient soudainement devenus plus perceptibles à notre oreille.

Autre défi : si l’adoption d’une monture de grand diamètre avec un tirage mécanique court a permis de placer les lentilles plus près de la surface de l’image, il fallait impérativement dissiper les craintes liées aux images fantômes. Nous sommes parvenus à une qualité d’image nette et lumineuse en éliminant les images fantômes grâce à des simulations mécaniques répétées, et grâce à des tests effectués sur des produits réels.

Que nous réserve l’avenir ? Notre but est de continuer à proposer des objectifs et des appareils qui accompagnent les utilisateurs et stimulent leur créativité, en leur offrant à la fois cette incroyable fiabilité, qui a fait la réputation de Nikon, et des fonctions novatrices, en avance sur leur temps. Retrouver dans les œuvres des photographes et des cinéastes l’expression de cette passion que les concepteurs ont investie dans la mise au point de nos objectifs nous donne un sentiment d’unité. Ce sont ces instants-là qui procurent à nos concepteurs une immense joie et un sentiment de fierté dans leur travail. Et nous nous réjouissons à l’idée de vivre encore de tels moments.

ci-dessus, de gauche à droite Kunihiko Shimizu, directeur de département, division conception d’optiques, avec le NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S ; Akihiko Omaba, directeur de département, division conception d’optiques, avec le Z 7 II et le NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S ; Hiroyuki Ishigami, directeur de département, division imagerie, avec le NIKKOR Z 50 mm f/1.2 S.